Situé à Kelowna, en Colombie-britannique (la province la plus occidentale du Canada), Mission Hill est un vignoble pionnier de la Vallée de l’Okanagan. Découvrez l’œuvre réalisée par la Fonderie PACCARD pour le charismatique et visionnaire Anthony von Mandl.
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La genèse du projet
En 1981, Anthony von Mandl fait l’acquisition du domaine de Mission Hill. Véritable visionnaire, celui-ci entreprend en 1996 des travaux d’envergure qui s’achèveront en 2002. En quelques années, il propulse la région de Kelowna – jusqu’alors quasi inconnue du monde viticole – en véritable Napa Valley du Canada. En 2025, Mission Hill Family Estate, a été reconnu comme l’un des 50 meilleurs vignobles du monde, se plaçant ainsi parmi les expériences viticoles internationales les plus célèbres.
Son architecture, d’inspiration monastique, offre une véritable évasion hors du temps. Taillée dans un bloc de calcaire d’Indiana de cinq tonnes, l’arche de l’entrée est maintenue par une seule clé de voûte portant l’emblème de la famille von Mandl : le pélican. Mais l’élément central et distinctif du domaine reste son clocher de 12 étage, abritant à son sommet quatre cloches en volée, commandées par Anthony von Mandl à la Fonderie PACCARD en 1999, en hommage à sa famille. Chacune orientée dans un sens différent, elles sont chacune dédiées à un membre différent de la famille : son père, sa mère, sa sœur et Anthony von Mandl lui-même.
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Histoire heureuse d'une cloche manquée
Il est rare qu’un « raté » devienne un trésor. C’est pourtant ce qui est arrivé avec l’une des cloches de Mission Hill. Les décorations des quatre cloches – La ♭ 3, Si ♭ 3, Do 4 et Mi ♭ 3 4 – diffèrent fort peu, à l’exception de l’épithète qui capture l’essence du membre de la famille von Mandi auquel elle est dédiée. Suite à une erreur dans la pose des inscriptions, la mauvaise épithète a été attribuée à l’une des cloches.
Prévenu, Anthony von Mandl s’émeut d’apprendre que la cloche – magnifique au demeurant – doit être cassée pour être refondue. Grand prince et visionnaire, réalisant que les visiteurs ne pourront pas apprécier le talent artistique nécessaire à la fabrication des quatre cloches du clocher, le propriétaire décide alors de conserver la cloche « ratée », et de l’exposer de sorte que les visiteurs puissent voir de près les détails de la conception et de l’inscription.