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Une vision contemporaine de la Fonderie d’Art permet ici aux hommes et femmes d’exprimer tout leur talent. Réaliser une cloche qui sonne juste résulte de savoir-faire multiples, chaque étape de la fabrication requiert une somme de compétences scrupuleusement observées.

DAUPHINE LIBERE 2005

Une fois la cloche coulée.... C'est pour rendre hommage aux visiteurs américains et français venus assister à la coulée de la cloche de 5 tonnes qui partira aux Etats-Unis dans quelque mois que Anne Paccard a présenté sa sculpture musicale. Un nouveau concept qui marie les cloches et le design architectural. Le carillon de 19 cloches activées par un procédé électromagnétique dirigé depuis le clavier d'un synthétiseur, a apporté un air de fête à l'apéritif-concert qui a servi de support à la conclusion chorale de l'événement technique. L'artiste qui s'est lancée dans un répertoire des grands standards de la variété française et internationale a emporté les applaudissements des visiteurs d'outre-atlantique dont certains ont entrepris quelques pas de danse sur l'air de "New York-New York". Depuis 1796, 100 000 cloches sont sorties des ateliers de la fonderie grâce à un savoir-faire ancestral et à la technologie de pointe qui a conduit à ce carillon au concept avant-gardiste. Et parmi les spectateurs, Clément Paccard, qui, dans les bras de sa maman a assisté à la coulée de la cloche avec un intérêt qui laisse présager une suite à l'entreprise bicentenaire.

JOURNAL DE LA PAROISSE SAINT FRANCOIS - GENEVE

Le temps égraine les jours, les heures, les secondes et l'année 2004 va bientôt s'éteindre sur une multitude de souvenirs que nous voulons enfermer dans un écrin : joies, tristesses, découvertes, incertitudes, rythment nos vies au fil des saisons, au son du carillon de nos églises ! Bientôt Noël. Pour notre communauté paroissiale, ce sera l'occasion de souffler une dernière fois les 100 bougies pour l'anniversaire de Saint François. Ainsi, les nouvelles cloches seront bénies dans la nuit de Noël; chaque fois qu'elles sonneront, elles nous rappelleront alors cette année si festive qui finit de sourire... nous y reviendrons sûrement dans une prochaine édition !!! <strong>Où sont fabriquées nos deux nouvelles cloches ?</strong> La fonderie Paccard, installée depuis 7 générations en Haute-savoie, où elle est située actuellement, est l'une des 4 grandes fonderies au monde et la seule en France à avoir conservé une qualité d'accordage des cloches qui fait sa réputation en Europe et dans le monde entier. La France lui loit entre autre le plus grand carillon d'Europe, celui de Chambéry, doté de 70 cloches. Pour l'an 2000, c'est la fonderie Paccard qui a été choisie pour couler la plus grosse cloche du monde en volée  ( un LA de 33 tonnes). "Nous sommes presque jumelles, nous serons bénies dans la nuit du 24 décembre 2004, lors de la dernière étape du centième anniversaire de notre église, vous découvrirez alors nos noms... C'est le 24 janvier 2005 que vous nous entendrez chanter pour la première fois avec nos soeurs aînées..." <strong>Le saviez-vous , Comment naît une cloche ? </strong>"Chaque cloche est unique", explique Gaëlle Guymont, de la fonderie Paccard. "Elle porte des inscriptions et effigies qui lui sont propres". <strong>Pour réaliser l'inscription</strong>, on coule de la cire d'abeille à l'intérieur d'un moule en buis ou en élastomère et on obtient ainsi un "positif" en relief. <strong>Deuxième étape</strong> : le choix de la taille et de l'épaisseur de la cloche, car ce sont cesdeuxéléements qui déterminerons la note qu'elle jouera et son timbre. Plus une cloche est grosse, plus le son est grave, plus elle est épaisse, mieux il se diffusera. <strong>Troisième étape</strong> : la fabrication du moule de la future cloche qui se compose de trois parties. Le noyau (moule intérieur) est fait en briques recouvertes d'argile. Vient ensuite la "fausse cloche", ainsi nommée parce qu'elle a les dimensions exactes de la cloche à réaliser. Elle est en sable et en argile. C'est sur elle que sont apposées les inscriptions imprimées en creux dans la chape qui est alors enfermée dans un gabarit métallique. Puis on soulève la chape pour enlever la "fausse cloche", ce qui crée un espace vide entre la chape et le noyeau. C'est dans ce vide que l'on verse l'airain en fusion, un alliage composé de cuivre à 78% et d'étain à 22%. Il ne reste plus qu'à laisser refroidir quelques jours ou quelques semaines la cloche. Avant d'être livrée à  son acquéreur, cette dernière sera longuement nettoyée au jet de sable et à la polisseuse puis accordée comme un piano, jusqu'à ce que la note soit parfaire. Aidé d'un diapason, l'accordeur peut modifier les harmoniques en ôtant au burin des portions de métal. Il n'existe plus qu'un seul accordeur en France.

DAUPHINE LIBERE 2002

Un monument signé PACCARD au Mont Valerien. Signée d'un artiste biarrot, la cloche inaugurée le 20 septembre porte le nom des 1007 fusillés entre 1941 et 1944. La statue de bronze sort des ateliers de la fonderie installée sur les bords du lac d'Annecy. Voulue par Robert Badinter, commandée sous le gouvernement de Lionel Jospin, livrée en avril 2002, la cloche portant le nom des 1007 fusillés du Mont Valérien a été inaugurée samedi 20 septembre par le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin.Un cheminement un peu long qu'expliquent les basculements de majorité. Hommage qu'après beaucoup de recherches, les autorités ont fini par établir à 1007 victimes des nazis entre 1941 et 1944. Dont les 21 membres du groupe Manouchian, fusillés le 21 février 1944 et chantés par Aragon dans "L'Affiche Rouge"... Une fois recensés les noms des victimes de la barbarie nazie en ces lieux, l'édification d'une stèle est donc décidée. Objet à la puissante signification et loin de toute symbolique religieuse, le choix de la cloche est arrêté. C'est un artiste biarrot , Pascal Convert, qui la dessinera en collaboration avec les ateliers de la fonderie Paccard. Installés à Sevrier, les fondeurs ont une réputation internationale et ont déjà travaillé avec l'artiste (ensemble, ils ont créé la cloche du nouveau palais de justice de Bordeaux). Donneur d'ordre, le ministère des Anciens Combatttants a défini un cahier des charges très précis (même si à l'époque le chiffrage exact des noms des fusillés est estimé à "environ 1015"). Toutes recherches terminées, il y en aura 1008... Rien de définitif  pourtant. Une fois sa "copie" rendue, Pierre Paccard reçoit une mauvaise nouvelle. Au ministère, on lui apprend que la liste compte un nom de trop... "Il faut tout recommencer ," s'interroge le fondeur. Bonheur extraordinaire et énorme soulagement, c'est le dernier nom de la liste qu'il faut effacer. Le nom qui conclut l'énumération, année par année, n'est pas celui d'un fusillé du Mont Valérien. Fusillé, il l'a hélas bien été, mais ailleurs, à Ballard... "C'était quatre mois de travail qui partaient en poussière (de bronze)... Là, on a pu corriger l'erreur des historiens sans difficulté". Les dimensions de la cloche du Mont Valérien sont basées sur celles de l'historique "Jeanne d'Arc" de 1959 qui a remplacé celle de 1914, détruite par les bombardements en juin 1914 (diamètre : 2,7 m, hauteur : 2,18 m). La cloche du Mont Valérien n'en est d'ailleurs pas une. L'artiste s'est inspiré d'un moule de cloche avec des inscriptions en  relief (caractères de 17 mm) dont le bronze patiné forme un monument posé sur un socle en béton au ras de la pelouse. La semaine dernière, Pierre Paccard l'a passée à Paris aux derniers préparatifs avant l'édification de son oeuvre qu'à Sévrier, les responsables haut-savoyards des associations de déportés, anciens combattants et résistants étaient venus saluer à son départ vers Suresnes.
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